Et nous voilà donc entrés dans l’automne…  Les nuits se font plus longues que les jours. La nature se prépare pour l’hiver: la sève s’amenuise, les arbres se parent de leur manteau d’or et de rouge avant de perdre leurs atours pour l’hiver. Les animaux font leurs dernières réserves, et pour certains s’apprêtent à hiberner… Oui mais nous? Que faisons-nous pour préparer l’hiver? Car dans notre société d’opulence, nous sommes loin de l’époque où nous aussi nous stockions nos vivres en vue d’un hiver rigoureux…

Automne et naturopathie

Et bien pour nous, l’automne est la période propice pour préparer notre organisme aux affres de l’hiver. Nous remontons et nous chouchoutons notre système immunitaire et nos neurotransmetteurs afin de mieux résister aux joyeuses épidémies hivernales, et d’éviter de sombrer dans la dépression saisonnière. Adieux apéros et barbecues estivaux !!!

La première chose à faire pour entretenir son système immunitaire, c’est de reprendre une alimentation saine et équilibrée, ainsi qu’une activité physique régulière (surtout pour ceux dont les vacances riment avec farniente). La seconde est d’effectuer un nettoyage en douceur des principaux organes chargés de débarrasser le corps de ses déchets : le foie et les reins. Ça tombe bien, l’automne est, avec le printemps, la saison idéale pour une détox !

Et enfin, si besoin, on complémentera avec des plantes et des nutriments pour aider notre système immunitaire et nos neurotransmetteurs à remonter.

L’alimentation

Légumes frais automne

Soyons honnêtes. Rien ne sert de prendre plantes et compléments de vitamines si à côté notre alimentation est anarchique et pauvre… La base d’une bonne santé est une nourriture saine. (c’est d’ailleurs marqué en bas en tout petit sur toutes les publicités de nourriture !)

Mais… techniquement, comment améliorer son alimentation en vue de l’hiver ?

  • Dans un premier temps, en supprimant junk-food, fast-food, plats préparés congelés ou du rayon frais et les produits ultra transformés. Pour les cuistots du dimanche qui n’ont ni le temps ni les capacités de se faire cuire des pâtes, nous verrons comment réussir à se nourrir (bien) sans y passer trop de temps (promis !).
  • Dans un second temps (et j’entends déjà des hurlements au fond de la salle…), en diminuant drastiquement les produits laitiers surtout au lait de vache, voire pour les plus aventuriers d’entre vous, les supprimer complètement. Personnellement, remplacer yaourts et lait par des alternatifs végétaux n’a pas été très difficile, j’ai uniquement gardé en péché-mignon le fromage, de préférence de chèvre ou de brebis, mais je privilégie la qualité à la quantité.
  • Nous supprimerons les sodas, les friandises et diminuerons le sucre (qu’on remplacera  de préférence par du miel, ou du sucre complet au besoin).
  • Nous diminuerons également la consommation de céréales raffinées  (riz, ebly, pain de mie, pain blanc, pâtes…) que l’on remplacera par du complet ou semi-complet, de préférence bio. Nous pouvons également diversifier avec du quinoa, du sarrasin, des pommes de terre, des patates douces

Je vois les yeux larmoyants, incrédules qui me demandent “mais pourquoi ???”, la réponse se trouvera dans un article sur les aliments pro-inflammatoires…

  • Enfin, en privilégiant les fruits et légumes de saisons, riches en vitamines, oligo-éléments et nutriments.

L’automne sonne le début de la saison :

  • des cucurbitacées (potimarron, butternut, courge musquée, citrouille, coloquinte…)
  • des choux (brocoli, chou frisé, vert, rouge, de Bruxelle, romanesco, chou-feurs…)
  • des tubercules (radis, carottes, panais, navets, rutabagas, topinambours, céleris- raves, crônes, oignons…)
  • mais également des poireaux, des blettes, des épinards, des artichauts, des endives, du maïs, des pommes de terre, des patates douces…

Coté fruits, vous pouvez vous régaler avec les dernières figues, le raisin, les grenades, les kakis, les pommes, les coings, les poires, les châtaignes, les noix, noisettes et amandes, et les premiers agrumes, notamment les citrons.

Les précautions à prendre pour une détox

Il s’agit ici d’effectuer un nettoyage en douceur du foie et des reins. Ce sont les principaux organes chargés de débarrasser l’organisme de ses déchets. L’automne, tout comme le printemps, ont des températures douces, propices à la détox.

Donc une détox, oui… mais pas n’importe comment !

  • Premier paramètre à prendre en compte pour votre détox :
    La durée et la nature de la détox, qui se fera en fonction de votre morphologie et de votre organisme. En effet, si vous êtes de petite corpulence ou très mince, vos organes se fatigueront si la détox dure trop longtemps. Tandis que si vous êtes un 2e ligne de rugby, une détox trop courte ne vous fera pas grand effet…
  • Le second paramètre : la cible de la détox. Le foie ou les reins ? Cela dépend aussi de votre organisme : quels sont les déchets que vous avez à évacuer ? Plutôt mucoses ? (dû aux graisses animales, huiles industrielles, aux sucres et farines raffinées, aux produits laitiers…) On se tournera vers le foie. Plutôt acides ? (dû aux sucres, aux viandes, à l’alcool, et l’excès de café) Là, on se tournera vers les reins.
  • Enfin, dernier paramètre à prendre en compte, et non des moindres :
    Souffrez-vous d’une maladie du foie, des reins, ou de calculs biliaires ou rénaux ?  Dans ce cas, la détox vous sera proscrite.

En cas de doute, n’hésitez surtout pas à consulter votre naturopathe qui vous conseillera en toute sécurité.

Les plantes et nutriments

Tasse de thé et feuilles d'automne

Enfin seulement, arrive la supplémentation en vitamines, notamment la vitamine D, la majorité de la population étant en léger déficit. Vous pourrez élargir la prise aux autres vitamines, uniquement si vous êtes en déficit ou carencées, une personne âgée ou une femme enceinte, sur conseil de votre naturopathe ou votre spécialiste en nutrithérapie.

Privilégiez plutôt en complément de la chlorella ou la spiruline. Ces algues sont riches en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments. Elles peuvent être prises tout au long de l’automne pour renforcer votre système immunitaire.

En ce qui concerne une éventuelle utilisation de plantes, demandez également conseil auprès d’un expert. Il vous conseillera les plantes qui vous seront adaptées !